Comment soutenir la presse indépendante

Gare aux contrefaçons ! À Politis, l’indépendance n’est pas un vain mot.

Cet article est en accès libre. Politis ne vit que par ses lecteurs, en kiosque, sur abonnement papier et internet, c’est la seule garantie d’une information véritablement indépendante. Pour rester fidèle à ses valeurs, votre journal a fait le choix de ne pas prendre de publicité sur son site internet. Ce choix a un coût, aussi, pour contribuer et soutenir notre indépendance, achetez Politis, abonnez-vous.


À la veille d’une année 2017 chargée en actualité politique, et alors que les passions vont s’exacerber, la démocratie a besoin, plus que jamais, d’une presse indépendante. Mais, me direz-vous, quel média, aujourd’hui, ne revendique pas son indépendance ? On a parfois la surprise de trouver cette affirmation vertueuse sous la plume de patrons de presse notoirement liés à l’un de ces oligarques pour qui l’information est un « marché ». Gare aux contrefaçons ! À Politis, l’indépendance n’est pas un vain mot. C’est une réalité à laquelle nous tenons par-dessus tout, et qui est clairement inscrite dans la structure de notre société.

Nous savons qu’il n’y a pas de véritable indépendance éditoriale qui ne soit d’abord financière.C’est pourquoi nous avons décidé, dès 2006, que l’actionnaire majoritaire de Politis serait une association de lecteurs et de salariés du journal. Le reste du capital est détenu par des lecteurs qui sont intervenus à titre personnel. Pas de banque, pas d’avionneur, pas de ces affairistes qui ne s’approprient des médias que pour en faire des vecteurs d’influence.

Nous nous appartenons. Nous vous appartenons. Si cette situation fait notre fierté, elle ne va pas sans difficultés. Au moment où des investissements sont rendus indispensables par l’évolution des comportements de lecture, alors qu’il nous faut développer l’information numérique, être présents sur les supports mobiles tout en améliorant notre hebdomadaire et nos hors-séries, les équilibres financiers sont fragiles. D’autant plus que les points de vente se raréfient. Un millier d’entre eux ont encore disparu l’an dernier, et autant au cours de l’année précédente. Les services postaux, eux-mêmes, affaiblis par des coupes claires, ne servent pas toujours nos abonnés dans les délais.

Dans ce contexte difficile, et alors que nous n’avons aucune publicité commerciale, nous ne comptons que sur nos lecteurs. L’an dernier, après un appel à souscription, vous avez magnifiquement répondu à notre attente. Il ne s’agit pas ici de relancer une telle campagne, mais de vous informer, vous, et plus largement tous ceux qui sont attachés à une indépendance réelle de la presse. Le savez-vous ? Il existe une autre façon de nous aider. Grâce à l’association Presse et Pluralisme, vous pouvez effectuer des dons en partie défiscalisés. Il s’agit d’une forme démocratique d’aide à la presse.

Cette association, créée en 2007, accueille des dons qu’elle reverse ensuite aux journaux auxquels ils sont destinés. Presse et Pluralisme vous permet d’effectuer des dons à notre attention et de bénéficier d’une réduction d’impôts égale à 66 % du montant versé [1]. Si je m’adresse à vous aujourd’hui, c’est que ce moment de l’année est propice à cette action. Menez ce combat avec nous.

[1] Votre reçu fiscal vous sera envoyé au moment de la déclaration d’impôt sur les revenus.


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