Benoît Hamon sur un fil

Le socialiste doit se livrer à un numéro d’équilibriste s’il veut rassembler autour de sa candidature.

Pauline Graulle  • 8 février 2017 abonné·es
Benoît Hamon sur un fil
© Photo : CITIZENSIDE/Denis PREZAT/AFP

É tonnez-nous Benoît ». Devant la Maison de la Mutualité, dimanche dernier, la pancarte portée à bout de bras par l’habituel « homme au bonnet [1] » annonce la couleur : en ce jour de cérémonie d’investiture par le PS de son candidat à la présidentielle, Benoît Hamon est attendu au tournant. Par ses électeurs, d’abord, qui voient en lui l’espoir d’une candidature de gauche rassembleuse. Mais aussi par ces centaines de socialistes qui font la queue devant « la Mutu » en ce matin pluvieux. Beaucoup n’ont pas voté pour l’outsider de la primaire, alors ils attendent de voir.

Garder la ligne bien à gauche sans se mettre le parti à dos. Depuis le 29 janvier, le candidat s’est plutôt bien tiré de ce numéro d’équilibriste : répétant à l’envi qu’il tendait la main à Mélenchon et à Jadot mais sans leur tresser de lauriers, acceptant l’invitation de

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)

Pour aller plus loin…

Marine Tondelier : « Ce n’est pas parce qu’on a subi des revers électoraux qu’on va baisser les bras »
Entretien 24 mars 2026 abonné·es

Marine Tondelier : « Ce n’est pas parce qu’on a subi des revers électoraux qu’on va baisser les bras »

De la vague verte des municipales de 2020 il ne reste que l’écume. Le second tour des municipales a été une douche froide pour Les Écologistes avec la perte des plus grandes villes, sauf Lyon, et peu de conquêtes. La secrétaire nationale du parti confie sa déception et fustige les divisions de la gauche, sans remettre en cause l’idée d’une primaire de la gauche hors LFI pour 2027. 
Par Vanina Delmas et Lucas Sarafian
Municipales : le grand flou à gauche
Analyse 24 mars 2026 abonné·es

Municipales : le grand flou à gauche

Socialistes, Écologistes, insoumis et communistes ont souvent perdu, parfois gagné des villes. Et un an avant la présidentielle, la guerre des gauches reprend de plus belle.
Par Lucas Sarafian
À Bobigny, « on vote aussi par logique de survie sociale »
Récit 24 mars 2026 abonné·es

À Bobigny, « on vote aussi par logique de survie sociale »

Dans la ville de Seine-Saint-Denis, le maire sortant de gauche, Abdel Sadi, conserve son fauteuil face à une alliance centriste. Une victoire serrée et marquée par de fortes polarisations où la défiance des habitant·es et les divisions locales restent des enjeux majeurs pour l’avenir de la ville.
Par Kamélia Ouaïssa
Dans le bassin minier, les dernières heures communistes de Billy-Montigny
Reportage 24 mars 2026 abonné·es

Dans le bassin minier, les dernières heures communistes de Billy-Montigny

Dans le bassin minier, cette commune de 8 000 habitants historiquement communiste a été remportée par le Rassemblement national. Dimanche, l’annonce des résultats a été chaotique.
Par Pauline Migevant et Maxime Sirvins