« Certaines femmes », de Kelly Reichardt : Incertains regards

Dans Certaines femmes, Kelly Reichardt s’intéresse à la vie intérieure de ses quatre personnages sur un mode impressionniste.

L e soleil perce la couverture nuageuse, ou plutôt, dirait-on, un point indistinct dans le ciel. Il ne réchauffe pas. » Ces premiers mots de Certaines femmes, le nouveau film de Kelly Reichardt, sont émis par le speaker de la météo diffusée par la radio locale. Nous sommes dans le Montana, cet État des grands espaces popularisé en France par Jim Harrison, symbolisé ici par une somptueuse chaîne de montagnes qui barre l’horizon – littéralement et, comme on le verra, métaphoriquement. Étrange compte rendu météo, aussi poétique qu’informatif, à l’image du cinéma hors des sentiers battus de Kelly Reichardt (Wendy et Lucy, Night Moves), dont le réalisme s’accompagne toujours d’une atmosphère particulière.

La cinéaste s’est inspirée de nouvelles de l’auteure Maile Meloy (non traduite en français) pour développer quatre portraits de femmes à travers trois épisodes presque indépendants les uns des autres, à quelques échos près. Mais, outre la région du Montana, ce qui lie profondément ces histoires, c’est le regard d’une grande délicatesse porté sur ces femmes, attentif au flux des sentiments qui passent sur leur visage, à leur solitude intérieure aussi.

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