Souffrir sans dolorisme

Dans Mes mille et une nuits, Ruwen Ogien considère l’état d’un malade du cancer en termes philosophiques, à partir de son expérience personnelle.

Christophe Kantcheff  • 8 février 2017 abonné·es
Souffrir sans dolorisme
© photo : JLPPA/Bestimage

Philosophe analytique de grand talent, ayant notamment travaillé sur l’éthique, auteur de plus d’une vingtaine de livres, Ruwen Ogien a changé d’avis sur un sujet qui ne laisse indifférent aucun amateur de littérature : « Jusqu’à présent, je n’étais pas persuadé […] que les bénéfices conceptuels des détours par la fiction ou l’essai littéraire étaient suffisamment importants pour justifier qu’on y fasse appel dans une recherche philosophique. En composant ce livre, j’ai eu le sentiment inverse. »

Ruwen Ogien écrit ces phrases dans Mes mille et une nuits, sous-titré La maladie comme drame et comme comédie, livre extraordinaire à tout point de vue. Au printemps 2013, on lui a diagnostiqué un cancer du pancréas. C’est l’état d’un homme – lui-même – aux prises avec cette maladie, qu’il considère en termes philosophiques. Cet essai, profondément nourri par son expérience personnelle, est le premier que Ruwen Ogien publie de la sorte. Pour autant, Mes mille et une nuits ne bifurque pas de sa pensée, qui place la liberté des individus

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Littérature
Temps de lecture : 5 minutes