Dossier : Quand les politiques réécrivent l'histoire

17 octobre 1961 : massacres à paris

Près de 200 Algériens trouvent la mort, certains noyés dans la Seine.

C’est la manifestation de rue la plus réprimée en Europe occidentale, selon deux historiens britanniques. À Paris, le soir du 17 octobre 1961, près de 200 Algériens trouvent la mort. Certains sont fusillés, d’autres noyés dans la Seine. Pendant plusieurs décennies, le silence sera maintenu par les autorités françaises.

Sur un appel du FLN, des familles de la banlieue ouvrière s’étaient retrouvées pour marcher pacifiquement sur les Champs-Élysées, afin de dénoncer le couvre-feu interdisant aux Algériens de circuler la nuit dans le cadre de l’état d’urgence.

Le préfet de police, Maurice Papon, et les politiques ­impliqués dans l’événement – le Premier ministre, Michel Debré, et le ministre de l’Intérieur, Roger Frey – organisent l’omerta. Les non-lieux et oublis judiciaires empêchent ensuite les poursuites à l’encontre des policiers.

Organisée par le PCF et d’autres organisations de gauche, la manifestation à la station de métro Charonne, le 8 février 1962, a pris le dessus dans la mémoire collective, même si elle a été bien moins meurtrière (huit morts). Avec La Bataille de Paris, de Jean-Luc Einaudi, paru en 1990 (Seuil), les souvenirs reviennent. Ce n’est qu’en 2001 qu’une plaque commémorative sur le pont Saint-Michel est apposée, à l’initiative du maire Bertrand Delanoë.

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