Dossier : Quand les politiques réécrivent l'histoire

Ces Indochinois oubliés

La France a déporté 20 000 Indochinois en 1939.

Il aura fallu attendre soixante-dix ans. En 2009, le maire d’Arles, Hervé Schiavetti (PCF), rend hommage aux 20 000 Indochinois que la France a déportés en 1939. C’est la première fois qu’un représentant de l’État reconnaît cet événement.

Dès le mois de septembre 1939, la IIIe République souhaite piocher dans ses colonies pour soutenir l’effort de guerre national. La règle est simple pour l’administration française en Indochine : chaque famille qui compte au moins deux hommes entre 18 et 45 ans doit en fournir un à la France. Sinon, le père sera incarcéré. Les 20 000 paysans ainsi réquisitionnés sont envoyés sur tout le territoire pour travailler dans des usines d’armement. ­L’armistice, en 1940, ne signifie pas le retour pour tout le monde : pas moins de 14 000 Indochinois sont bloqués en France et contraints de travailler dans l’industrie du textile, la scierie ou l’agriculture. Pendant des années, ils ne touchent qu’un dixième du salaire de l’ouvrier français de l’époque.

La Libération permet plusieurs retours, mais un millier de ces hommes restent dans le pays, dans l’oubli général, mis à part les mémoires de Lê Huu Tho en 1996 (L’Harmattan), interprète de la 35e compagnie, qui intéresseront certains historiens et journalistes.

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