Aurel : Un petit pas de côté

Loin de se ranger dans le grand sac des rigolos, le dessinateur de presse est un journaliste comme un autre, avec une certaine liberté en plus, nous dit Aurel, qui joue du crayon pour Politis.

Aurel  • 5 avril 2017 abonné·es

Si l’on me demande de définir le métier de dessinateur de presse, ou plus précisément de le situer, d’expliquer mon travail, j’use invariablement de la même image. Celui (ou celle) que l’on appelle rapidement dessinateur de presse (donc faisant des dessins pour les médias) a le cul entre trois chaises : humoriste, journaliste, artiste. À partir de là, libre à nous de nous asseoir peu ou prou sur telle ou telle chaise. Voire de changer de position au gré de ses humeurs.

La question qui suit généralement est : « En quoi votre métier est du journalisme ? » Oui, tiens. En quoi ? On pourrait répondre qu’on a une carte de presse, mais le rubricard de Grazia en a une aussi. Ce n’est donc pas ça qui nous met dans les pas d’Albert Londres. Le dessinateur « de presse » peut être éditorialiste, reporter, enquêteur, rubricard… comme ses collègues rédacteurs. Le dessin est son medium, l’humour un outil. Le dessinateur de presse baigne dans l’actualité pour tenter d’en retirer un sujet, un angle, une information. Il tente d’apporter un éclairage sur un sujet qui concerne ses lecteurs. C’est ce qui peut en faire un journaliste.

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Publié dans
Médias

Aurel, c’est le dessinateur attitré de Politis. Chaque semaine il croque l’actualité avec un dessin… ou plutôt deux, dont un trop méchant pour être publié. Découvrez ici tout son travail, dessins interdits compris.

Temps de lecture : 4 minutes