« C’est finalement une situation très classique »
Pour Céline Braconnier, spécialiste des comportements électoraux, malgré un scrutin hors normes, les clivages traditionnels se retrouvent dans les résultats.
dans l’hebdo N° 1451 Acheter ce numéro

En fin de compte, les sondages se sont révélés plutôt justes. Sauf sur le taux d’abstention, surestimé. Pour Céline Braconnier, l’incertitude inhabituelle de cette présidentielle a contribué à motiver les indécis. Mais les inégalités de participation sont encore fortes, et elle pointe un risque de démotivation au second tour.
Les sondages se sont révélés exacts sur les résultats du premier tour, mais faux sur le taux d’abstention. Qu’est-ce qui les a induits en erreur ?
Céline Braconnier : Les sondages ne sont pas des outils adaptés à la compréhension de l’ampleur et de la composition de l’abstention. Une étude a même été jusqu’à prévoir 34 % d’abstention, alors que le record est de 28 % en 2002. La configuration de