La carte de France des citoyens solidaires des migrants

Vanina Delmas  • 20 avril 2017
Partager :
La carte de France des citoyens solidaires des migrants
Photo : Un appel aux dons d'un collectif de citoyens dans le XVIIIe arrondissement de Paris, en février 2017.
© JOËL SAGET / AFP

De la vallée de la Roya aux Hauts-de-France en passant par l’Île-de-France, les associations et les habitants engagés pour un accueil décent des étrangers sont régulièrement médiatisés. Le reste du territoire français reste souvent dans l’ombre, et pourtant, les initiatives citoyennes se comptent par centaines. Une carte interactive publiée par le collectif Sursaut citoyen les recense, et permet de visualiser cette France décidée à mettre l’hospitalité en lumière.

https://sursaut-citoyen.org/

Sur leur site, ils se décrivent comme des « citoyen.ne.s, Français.e.s ou non, bénévoles ou salarié.e.s, grands-parents ou étudiant.e.s. Toutes et tous engagé.e.s auprès des migrant.e.s et réfugié.e.s arrivé.e.s en France, dans des associations, des collectifs citoyens, des collectifs de voisins, formels ou informels, ou parfois même individuellement [1] ».

Ces initiatives sont classées en différentes catégories : accueil, accompagnement juridique, formation, activités socioculturelles, insertion, santé, alimentation, habillement, hébergement, service de domiciliation, interpellation, bagagerie, interprétariat, information, sauvetage. Trois objectifs précis sont définis : mieux connecter les militants entre eux, être un outil d’information et rendre visible cette solidarité.

Cette base de données, réalisée avec des logiciels libres et en crowdsourcing, se veut collaborative et invite donc tout le monde à l’enrichir ou à mettre en ligne une vidéo pour témoigner de cet élan de solidarité.

[1] Crid, CCFD-Terre solidaire, Emmaüs international, Hackers ouverts, VoxPublic, OCU, JRS France Utopia, Réfugiés Bienvenue, France Libertés, RCI, Cimade, P’tits déj à Flandres, Paris d’Exil/CPSE, Copaf, CEEL, et des centaines d’autres organisations, associations et initiatives citoyennes. Avec le soutien (accompagnement et conseil) de l’association VoxPublic.

À lire aussi >> Tous nos articles sur le thème des migrants

Société
Temps de lecture : 2 minutes
Soutenez Politis, faites un don.

Chaque jour, Politis donne une voix à celles et ceux qui ne l’ont pas, pour favoriser des prises de conscience politiques et le débat d’idées, par ses enquêtes, reportages et analyses. Parce que chez Politis, on pense que l’émancipation de chacun·e et la vitalité de notre démocratie dépendent (aussi) d’une information libre et indépendante.

Faire Un Don

Pour aller plus loin…

Colère populaire : à qui la faute ?
Décryptage • 20 octobre 2026

Colère populaire : à qui la faute ?

Ce samedi 17 octobre, une colère profonde a éclaté dans les rues du pays. Entre 550 000 et 800 000 personnes ont battu le pavé en France, malgré la violence de la répression. Mais, depuis, le débat public est saturé par la question de la violence, de la casse et du pillage. Politis donne la parole à des militant·es mobilisé·es ce week-end, pour revenir aux raisons de leur colère.
Par Kamélia Ouaïssa et Névil Gagnepain
« Il est l’heure de rendre des comptes » : en comparution immédiate, la justice applique les consignes de fermeté du gouvernement
Justice • 20 octobre 2026 abonné·es

« Il est l’heure de rendre des comptes » : en comparution immédiate, la justice applique les consignes de fermeté du gouvernement

Plus de 550 personnes ont été placées en garde à vue après la mobilisation du 17 octobre à Paris marquée par des heurts et des scènes de pillages. Certain·es mis en cause ont été jugé·es dès le 19 octobre en comparution immédiate. La majorité des prévenu·es n’avaient pas de casier judiciaire, mais les juges ont prononcé des peines de prison ferme ou des mandats de dépôt. Du jamais vu.
Par Céline Martelet
En images : « Nous sommes le pouvoir », la mobilisation du 17 octobre à Paris
Manifestation • 19 octobre 2026

En images : « Nous sommes le pouvoir », la mobilisation du 17 octobre à Paris

Samedi 17 octobre, des rassemblements ont eu lieu dans toute la France, avec de nombreuses revendications. 800 000 personnes ont défilé, selon les organisateurs. Une mobilisation massive, traversée à la fois par le désir d’une convergence des luttes et par de violents affrontements avec les forces de l’ordre, comme à Paris. Reportage.
Par Maxime Sirvins
Info Politis : à Mulhouse, une jeune de 17 ans perd la vision d’un œil après un tir de grenade lacrymogène, l’IGPN saisie
Violences • 18 octobre 2026

Info Politis : à Mulhouse, une jeune de 17 ans perd la vision d’un œil après un tir de grenade lacrymogène, l’IGPN saisie

Une adolescente, Maïssa, a été gravement blessée à l’œil au cours de tirs de lacrymogènes par les forces de l’ordre le 17 octobre à Mulhouse. Elle a reçu un projectile en plein visage, une grenade lacrymogène selon des témoins et ne retrouvera pas la vision de l’œil gauche. La justice a saisi la police des polices.
Par Céline Martelet et Pauline Migevant