Le Front national en échec

L’abstention et la démobilisation de ses électeurs ramènent le parti de Marine Le Pen au moins cinq ans en arrière.

Depuis Hénin-Beaumont, où elle a pris la parole après l’annonce des premiers résultats, Marine Le Pen n’avait pas de quoi pavoiser. Son électorat étant celui qui s’est le plus abstenu lors de ce premier tour des législatives, le Front national enregistre un revers de grande ampleur. Il ne retrouve que 39 % des 7,67 millions de voix qui s’étaient portées sur sa candidate au premier tour de la présidentielle ; elle avait alors obtenu 21,3 %. Avec un score national de 13,2 %, le parti d’extrême droite enregistre même un tassement par rapport aux législatives de 2012 (13,6 %) : ses candidats y avaient rassemblé 3,5 millions de voix, contre 2,99 millions dimanche. Plusieurs figures frontistes ont d’ailleurs été balayées dès le premier tour, tels Nicolas Bay, numéro trois du parti et patron de la campagne des législatives, en Seine-Maritime, Jean-Lin Lacapelle, secrétaire général adjoint du parti, dans la circonscription de Marignane-Vitrolles (Bouches-du-Rhône), ou le comédien Franck de Lapersonne dans la Somme.

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