« En marche ! » : Anatomie d’un slogan

Emmanuel Macron se présente comme le président du mouvement contre l’immobilisme. Et tente de faire passer sa marche forcée vers le libéralisme pour une libération.

Pauline Graulle  • 26 juillet 2017 abonné·es
« En marche ! » : Anatomie d’un slogan
© photo : EMMANUEL DUNAND/AFP

Saviez-vous que derrière le nouveau député d’Asnières-Colombes (Hauts-de-Seine) se cache un petit génie de la com’ ? Dans le civil, Adrien Taquet, 40 ans, est le directeur de la très branchée agence de pub Jésus et Gabriel. Et Emmanuel Macron lui doit sans doute pour une bonne part sa victoire. Le slogan « En marche ! », c’est lui. Non content d’avoir imaginé une devise aux initiales de son leader, Adrien Taquet a réussi à faire plus concis que le « Yes we can » d’Obama et tout aussi évocateur que « La force tranquille » de Mitterrand en 1981. Bref, un petit bijou de communication politique…

Car en deux mots, tout est dit. « En marche ! » : deux mots – deux jambes – ­flanqués d’un point d’exclamation, et voilà que s’ouvre instantanément un imaginaire politique. Où l’on se figure d’abord, et avant tout, qu’Emmanuel Macron est en marche quand les autres seraient à l’arrêt. Qui sont-ils, ces « autres » ? Au lancement du mouvement, en avril 2016, la pique s’adresse évidemment à l’apathique François Hollande. Pour celui qui songe déjà à quitter le ministère de l’Économie, il est impératif

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter quotidienne :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Politique
Temps de lecture : 6 minutes

Pour aller plus loin…

Pour la droite et le centre, l’arrivée du RN au Sénat : même pas peur !
Élections • 28 septembre 2026 abonné·es

Pour la droite et le centre, l’arrivée du RN au Sénat : même pas peur !

Des élections sénatoriales sous haute discrétion au palais du Luxembourg. La droite conserve sa majorité avec 127 sièges, mais l’extrême droite fait une entrée remarquée : RN-UDR passent de 3 à 14 sénateurs, ce qui leur permet de former un groupe autonome. Face à cette arrivée, les ténors de la droite et du centre affichent leur sérénité.
Par William Jean
Sénatoriales : face à la percée de l’extrême droite, les gauches perdent quelques plumes
Élections • 28 septembre 2026

Sénatoriales : face à la percée de l’extrême droite, les gauches perdent quelques plumes

Les socialistes restent le deuxième groupe, les écolos en conservent un, les communistes font réélire leurs sortants et les insoumis entrent enfin au Sénat. À gauche, rien n’a changé. Ou presque.
Par Lucas Sarafian
Budget : Sébastien Lecornu continue d’attaquer les arrêts maladie et braque la gauche
Santé • 25 septembre 2026 abonné·es

Budget : Sébastien Lecornu continue d’attaquer les arrêts maladie et braque la gauche

Le gouvernement multiplie les annonces sur le dossier brûlant des arrêts de travail. Il compte trouver deux milliards d’euros. Un objectif difficilement acceptable pour la gauche. Les socialistes ont d’ailleurs annulé les réunions prévues cette semaine avec les ministres concernés.
Par Lucas Sarafian
Au Sénat, le RN prépare son entrée par la petite porte
Politique • 23 septembre 2026 abonné·es

Au Sénat, le RN prépare son entrée par la petite porte

Le 27 septembre, le Rassemblement national pourrait investir le palais du Luxembourg avec un groupe d’élus issus de son parti et de l’UDR d’Éric Ciotti. Une présence numériquement limitée mais importante dans la stratégie d’implantation territoriale de l’extrême droite et dans ses relations avec la droite.
Par William Jean