On ne donne qu’aux riches

C’est par le serrage, jusqu’à l’étouffement, des ceintures des pauvres que Macron et ses sbires vont financer le gavage des riches.

Il y avait hier, dans Le Journal du dimanche, une interview, ahurissante de complaisance, du ministre de l’Éducation nationale d’Emmanuel Macron, Jean-Michel Blanquer. (Qui était – rappelons –, avant d’être mis dans cette fonction, directeur général du groupe Essec. Ou, si tu préfères, éleveur en batterie de businesseux.) La chose était titrée – à la fin de synthétiser la pensée de ce personnage : « L’ennemi, c’est l’égalitarisme. » Et cela fait aussi un excellent résumé du règne du nouveau chef de l’État français, qui est en effet, depuis son commencement au mois de mai dernier, quelque chose comme la mise en pratique, en temps réel, d’une espèce de théorie générale du creusement journalier de toujours plus d’inégalités entre ceux que Macron himself (le gars éprouve certaines fois de la difficulté à bien se canaliser) appelle, du haut de sa morgue, « les gens qui réussissent » – also known as les nantis – et « les gens qui ne sont rien » – les indigents, donc.

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