Football : Le marché aux bestiaux

Avec la clôture du mercato, ce 31 août, s’achève la grande période des tractations et des ventes de joueurs. Mobilisant des sommes colossales, parfois sur le dos des sportifs.

Didier Delinotte  • 30 août 2017 abonné·es
Football : Le marché aux bestiaux
© photo : Thomas SAMSON /AFP

L’été, en football, c’est la saison des transferts. De quoi continuer à nourrir l’actualité sportive dans une période où il ne se passe rien, hormis quelques matchs amicaux. Concept psychanalytique vu comme un déplacement d’affects d’une personne à l’autre (du patient au soignant), le transfert, en football, désigne plus simplement la transhumance de joueurs d’un club à l’autre (du vendeur à l’acheteur), à l’issue de négociations impliquant agents de joueurs, dirigeants et joueurs – quand ces derniers ont leur mot à dire.

Ce n’est pas toujours le cas. Au Mexique, par exemple, agents de joueurs et dirigeants se réunissent trois jours durant dans un grand hôtel de Cancún, et les noms des joueurs disponibles sont affichés sur des écrans. À l’issue des tractations, ces sportifs connaissent le nom de leur nouveau club, et malheur à ceux qui contestent ces choix venus d’en haut. Le « pacto de caballeros » (« le pacte des messieurs ») fait de chaque joueur la propriété d’un club bien au-delà de la rupture du contrat. Et des indemnités somptuaires doivent être versées au club s’il entend vraiment s’en affranchir. Le seul moyen d’y échapper est de partir jouer à l’étranger, mais le retour au pays peut s’avérer rude. Les grands clubs

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Société
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