Le PCF en quête d’identité

Plus que jamais isolé, le PCF doit se réinventer s’il ne veut pas sombrer dans une marginalisation durable.

La révolution, le week-end dernier au PCF, on en parlait plus pour se changer soi-même que pour changer le monde. « Faire notre révolution en interne », « se réinventer », « agir avec plus d’audace » : dans les couloirs de la fac de lettres d’Angers (Maine-et-Loire), où le parti organisait son université d’été, les communistes n’avaient pas de mots assez forts pour dire qu’il était temps qu’une page se tourne. « On va faire preuve de créativité, tout passer en revue, sans tabou », promettait Pierre Laurent, le secrétaire national du parti, qui n’a toutefois pas oublié d’appeler ses troupes à « mobiliser fortement » pour la manifestation du 12 septembre à l’appel du mouvement syndical contre la « loi travail XXL ». « Ou on bouge, ou on finit comme la LCR », lâchait, plus prosaïque, un membre de la Jeunesse communiste. Preuve que les interrogations sont inhabituellement fortes au sein des troupes, on n’avait jamais vu autant de participants au rendez-vous d’été du parti – plus d’un millier selon les organisateurs. Au point qu’au banquet du samedi soir les tables serpentaient à perte de vue dans les jardins du campus.

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