Climat : sortir de la léthargie

George Marshall a enquêté sur un mystère actuel : pourquoi le dérèglement climatique, dont les risques sont considérables, ne nous mobilise pas plus ?

Alors que les impacts du dérèglement climatique sont déjà perceptibles, et qu’il ne s’agit, in fine, que de préserver les conditions de la vie sur la Terre, pourquoi ne mettons-nous pas plus d’énergie à renverser la vapeur ? Sociologues, anthropologues, psychanalystes… Divers écrits ont été commis sur les mécanismes de ce « déni », notamment aux États-Unis, où, par son ampleur, la négation du dérèglement a valeur de phénomène social. Dans cette veine, le Britannique George Marshall, sociologue et philosophe, a mené sur ce « syndrome de l’autruche » une enquête originale. L’essai, efficace et très vivant, met en scène une série étonnamment riche de situations vécues : comment la science est perturbée par les perceptions sociales, pourquoi le changement climatique ne donne pas un sentiment de danger, pourquoi nous paraît-il insurmontable, comment est-il barré par nos biais cognitifs, etc. Il s’agit, certes, de mieux cerner « pourquoi notre cerveau veut ignorer le changement climatique », mais aussi, et surtout, d’en exsuder une conduite pratique, la principale valeur ajoutée de l’ouvrage. En militant climatique revendiqué, George Marshall vise à doter son camp des bons outils pour tenter d’emporter la conviction des autres. Car enfin, sous-entend l’ouvrage, si les décideurs sont aussi peu volontaristes dans la lutte contre les émissions de CO2, c’est que les citoyens sont insuffisamment imprégnés de l’enjeu.

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