2017, année des girouettes

Les retourneurs de veste occupent les postes en vue de la macronie. Pour y parvenir, ils n’ont pas hésité à professer le contraire de ce qu’ils prônaient avant et à se délester de leurs engagements.

Des socialistes qui défendent ou mettent en œuvre ce qu’ils dénonçaient hier. Des élus qui déchirent leur serment. Des conservateurs qui se découvrent subitement « progressistes »… « L’Opportuniste », indémodable succès de Jacques Dutronc, semble avoir été écrit pour décrire la versatilité des comportements politiques observés tout au long de l’année qui s’achève. « Je n’ai pas peur des profiteurs/Ni même des agitateurs/Je fais confiance aux électeurs/Et j’en profite pour faire mon beurre/Il y en a qui contestent/Qui revendiquent et qui protestent/Moi je ne fais qu’un seul geste/Je retourne ma veste, je retourne ma veste/Toujours du bon côté. »

Une chanson créée en 1968 pour illustrer l’irruption politique du « nouveau monde » macronien ? Ce serait un paradoxe si la recomposition politique qui a accompagné l’élection du plus jeune président de la République que la France ait connu n’avait consacré le retour au premier plan d’une des plus vieilles figures de notre histoire politique : les girouettes. Leur apparition concorde avec l’invention tumultueuse de la démocratie et de la République, puisque c’est avec la Révolution que surgissent ces caméléons capables d’embrasser des gouvernements très différents.

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