Le théâtre polonais, c’est de la folie

La compagnie d’Elizabeth Czerczuk, à Paris, développe un art cathartique expérimental d’une grande singularité.

Derrière une façade discrète de la rue Marsoulan, dans un XIIe arrondissement où les lieux culturels se font rares, le Théâtre Elizabeth Czerczuk offre au visiteur un dépaysement immédiat. Rouvert le 5 novembre, après des travaux qui, selon les habitués, l’ont rendu méconnaissable, l’endroit nous introduit dans l’univers tout en contrastes de l’artiste d’origine polonaise. Peintures noir et rouge, lustres en cristal, mannequins de plastique aux tenues dignes de films d’épouvante de série B… Nous sommes là très loin des atmosphères neutres de nos théâtres publics, conçus pour accueillir des esthétiques diverses. Rien à voir non plus avec le luxe désuet affiché par la plupart des théâtres privés. Privé, le Théâtre Elizabeth Czerczuk l’est pourtant. Mais d’une manière bien à lui. Propriété de la compagnie dont il porte le nom, il est le laboratoire d’un théâtre qui puise ses racines chez les grands maîtres polonais des années 1950-1970.

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