Dossier : Dix ans après, le Kosovo en quête d’avenir

Kosovo : Une soif de renouveau

Rejet des partis traditionnels, désir d’ailleurs et volonté de changement : la jeunesse du pays aspire à écrire une nouvelle page.

L’heure était à la fête dans Pristina, le 17 février. Dix ans après la proclamation unilatérale d’indépendance du Kosovo, les lampadaires de la capitale étaient pavoisés de ballons jaunes et bleus, aux couleurs du drapeau national, des jeux de lumière égayaient les façades et des concerts animaient l’artère principale de la ville, le boulevard Mère-Teresa, du nom de la célèbre religieuse d’origine albanaise.

Sur le parcours de la foule joyeuse, quelques militaires de la Kfor, l’opération de maintien de la paix mandatée par l’Otan, se laissent parfois prendre en photo par des passants. Car, si l’indépendance du pays est reconnue par plus de 110 pays, dont trois membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU (États-Unis, Royaume-Uni et France), il ne possède toujours pas d’armée et ses institutions restent encore en construction. Il y a dix ans, l’Union européenne installait sa mission Eulex visant à promouvoir l’État de droit, en facilitant l’acquisition par le Kosovo des compétences nécessaires dans les domaines de la justice, de la police et des douanes. Car tout était à faire, après que cette région, peuplée majoritairement d’Albanais, fut ostracisée lorsqu’elle était sous contrôle de la Serbie. Depuis, c’est l’ONU – via son opération de maintien de la paix (la Minuk), puis Eulex – qui encadre l’évolution du pays.

Il reste 86% de l'article à lire.

   Pour lire la suite de cet article, identifiez-vous ou créez un compte :

Article réservé

Pour lire cet article :

Je choisis un pack
Achetez un pack de crédits
pour accéder à cet article.
Consultez nos offres d’abonnement,
à partir de 8€/mois.
Déjà abonné(e) ?
Identifiez-vous.

Vous pouvez aussi acheter le journal contenant cet article ici

Haut de page

Voir aussi

Articles récents