« Mektoub my love : canto uno », d’Abdellatif Kechiche : Sous le soleil exactement

Dans Mektoub my love : canto uno, Abdellatif Kechiche filme en immersion un groupe de jeunes pendant l’été 1994.

Christophe Kantcheff  • 14 mars 2018 abonné·es
« Mektoub my love : canto uno », d’Abdellatif Kechiche : Sous le soleil exactement
© DR

Cinq ans ont passé depuis La Vie d’Adèle. Suffisamment de temps pour que l’impatience de découvrir le nouveau film d’Abdellatif Kechiche soit réelle. D’autant que Mektoub my love : canto uno a fait sensation à la dernière Mostra de Venise. Pour une raison évidente : on ne peut nier la forte singularité de ce qui s’annonce comme le premier volet d’un triptyque. Ce film résulte d’un geste audacieux, radicalisant ce que le cinéaste a fait précédemment, sans effacer pour autant ce que son œuvre a de problématique.

Nous sommes en 1994, à Sète, la ville du cinéaste. Amin (Shaïn Boumedine) revient de Paris pour l’été, où il s’essaie à l’écriture de scénarios – ce qui laisse à penser que ce personnage emprunte beaucoup au cinéaste lui-même. C’est un très beau garçon, que Kechiche met immédiatement en position de voyeur : passant à côté de la maison d’une amie d’enfance, Ophélie (Ophélie Bau), il voit par la fenêtre celle-ci faire l’amour avec son cousin, Tony (Salim Kechiouche). Début

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Cinéma
Temps de lecture : 5 minutes