NDDL : le SNJ condamne une atteinte à la liberté d'informer

Le principal syndicat de journalistes dénonce l'encadrement de l'information sur la ZAD, un « danger pour la démocratie ».

Cet article est en accès libre. Politis ne vit que par ses lecteurs, en kiosque, sur abonnement papier et internet, c’est la seule garantie d’une information véritablement indépendante. Pour rester fidèle à ses valeurs, votre journal a fait le choix de ne pas prendre de publicité sur son site internet. Ce choix a un coût, aussi, pour contribuer et soutenir notre indépendance, achetez Politis, abonnez-vous.


L a liberté d’informer est-elle toujours d’actualité en France ? » C'est la question que pose le Syndicat national des journalistes (SNJ), premier syndicat de la profession, dans un communiqué publié cet après-midi.

En cause ? Le traitement réservé aux journalistes à Notre-Dame-des-Landes depuis le début de l'opération d'expulsion par la gendarmerie, lundi. Selon le SNJ, la « zone à défendre » serait « devenue une zone de non-droit à l’information » , car « les journalistes sont, encore aujourd’hui, soit empêchés d’approcher la zone, soit interdits de filmer les heurts, soit reconduits à l’écart de la zone d’expulsion, dans une “zone presse”, officiellement pour des raisons de sécurité ».

Mais le scandale ne s'arrête pas là. Le syndicat dénonce également le fait que des gendarmes porteurs de dossards « presse » soient les seuls autorisés à filmer ce qu'il se passe sur place : une « imposture qui peut tomber sous le coup de la loi », de la « propagande » et un « réel danger pour la démocratie ». Devant cette tentative de mainmise sur l'information de la part du gouvernement, le SNJ « engage les rédactions à ne pas publier ces images officielles, et condamne vigoureusement cette atteinte à la liberté d’informer, inadmissible dans un État de droit ».

Dans le même temps, un photographe de l'AFP a été légèrement blessé aux jambes par les éclats d'une grenade, ce matin sur la ZAD, selon l'AFP, preuve que la sécurité des journalistes n'est pas garantie par la même gendarmerie qui prétend produire les seules images autorisées.


Haut de page

Voir aussi

Le goût subtil de la gentrification

Société
par ,

 lire   partager

Articles récents