« La parole doit sortir du cœur et non de la bouche »

Une compilation et une anthologie remettent en lumière l’œuvre unique de Colette Magny, dont la voix et les textes résonnent jusqu’à aujourd’hui.

Il fallait cet anniversaire de Mai 68 pour reparler de Colette Magny, figure de la chanson française dans sa version la plus engagée, contestataire et radicale, disparue en 1997, dont l’intégrale de l’œuvre est aujourd’hui rééditée dans un coffret. Et pour ceux qui voudraient découvrir cette personnalité singulière, une compilation de 43 morceaux (en deux CD) constitue une excellente entrée en matière, dont on regrettera seulement la médiocrité de la pochette.

Par respect pour le refus des étiquettes manifesté par la chanteuse, on évitera la valse des qualificatifs. Après tout, les chansons parlent d’elles-mêmes et en disent assez sur la colère et l’indignation qui les ont enfantées, et sur la forte personnalité de celle qui les chante.

Colette Magny avouait elle-même attacher plus d’importance aux textes qu’à la musique, comme si cette dernière risquait de constituer un artifice, une forme de séduction inutile face à l’urgence de l’émotion et du message à faire passer. Peut-être aussi pour préserver cette conviction figurant dans l’un de ses chansons : « La parole doit sortir du cœur/Et non de la bouche. »

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