Les autres fous de Dieu

La déraison et le fanatisme dominent l’entourage de Donald Trump et les colons israéliens, autant que certains courants islamistes.

L’indécente cérémonie de transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem a eu au moins un avantage : elle a révélé au monde le fanatisme des évangélistes qui ont inspiré la décision de Trump, et la déraison de l’extrême droite israélienne. Les deux s’entendant comme larrons en foire, pendant que la mitraille frappait à mort la jeunesse palestinienne de Gaza. Dans le regard occidental, les « fous de dieu » sont généralement islamistes. Nous savons désormais – pour ceux qui l’ignoraient encore – qu’ils peuvent être aussi états-uniens ou israéliens.

Cet aspect du conflit israélo-palestinien a longtemps été négligé parce que le sionisme religieux a été, un siècle durant, marginal. Il est aujourd’hui au pouvoir. Ne parlons pas de Benyamin Netanyahou, qui est un cynique, mais de personnages qui le tiennent sous leur influence, comme Naftali Bennett, du Foyer juif, qui ne craint pas d’affirmer : « Nous devons donner nos vies pour l’annexion » de la Cisjordanie. Ou la ministre de la Justice, Ayelet Shaked, qui, durant la dernière guerre contre Gaza, avait posté sur sa page Facebook un article génocidaire d’un propagandiste d’extrême droite appelant à la « destruction [du peuple palestinien], y compris ses vieillards, ses femmes, ses villes et ses villages, ses propriétés et ses infrastructures (1) ».

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