Aides aux riches : « un pognon de dingue »

Entre fraude et niches, on parvient à environ 300 milliards d’euros d’aides aux plus riches.

L’ensemble des aides sociales se monte, selon Henri Sterdyniak, à 70 milliards d’euros par an, environ 3 % du PIB (L’Humanité, 11 juin). Qu’en est-il de « l’assistance aux riches » ? Voici les trois principaux postes.

Commençons par la fraude et l’évasion fiscales. Pour la seule évasion « à l’étranger », une estimation très prudente la situe entre 60 et 80 milliards par an. Mais pour l’ensemble (évasion + fraudes diverses), le spécialiste Gérard Gourguechon l’évalue à beaucoup plus, peut-être 200 milliards par an. Retenons un montant intermédiaire : 150 milliards d’euros.

Le deuxième poste d’assistance aux riches est constitué des niches fiscales et « sociales » (réductions ou exonérations de cotisations). Certaines répondent à des objectifs d’intérêt général, comme les réductions d’impôt pour les dons aux associations ou des travaux d’isolation. D’autres bénéficient avant tout aux personnes les plus riches et ne peuvent pas être considérées comme justes. D’autres encore vont aux entreprises, comme des crédits d’impôt ou des exonérations de cotisations sociales. A priori, ces dernières ne sont pas destinées « aux riches » : elles sont même le plus souvent défendues au nom de l’investissement et/ou de l’emploi, mais, quand il est clair qu’elles remplissent mal ou pas du tout ces missions, elles ne font que grossir les bénéfices non réinvestis et les dividendes.

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