Festival d'Avignon : Devenir Barbara

Pauline Chagne a imaginé avec Pierre Notte une pièce musicale autour de la dame en noir.

Barbara, c’est elle. Pas tout le temps : pour les « moments Barbara » où, sur scène, elle se rapproche du pianiste, « ami imaginaire » qui sort de l’ombre à mesure qu’elle « devient Barbara ». Sinon elle est Geneviève, jeune fille des années 1970 qui se prend pour Barbara. « Ça n’est pas un spectacle sur Barbara, souligne Pauline Chagne. C’est un drame familial dans lequel une des filles déclare : “Je suis Barbara.” » Barbara est la porte de sortie de Geneviève dans un quotidien trop dur – et dans sa folie. La pièce chemine sur cette crête entre émancipation et basculement identitaire.

« Personne n’ira voir une folle qui se prend pour Barbara », lui a lancé en deuxième année au cours Florent, filière comédie musicale, un prof peu visionnaire. « Et si c’était ça ? », a rebondi Pauline Chagne, qui avait commencé à écrire pour l’épreuve biopic, en première année, un spectacle où elle était Barbara. « On m’avait dit que je lui ressemblais… J’avais fait simple : une chanson, une de ses grandes interviews. Plus je découvrais Barbara, plus je la trouvais intéressante. »

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