John Coltrane, l’infinie création
Des bandes oubliées enregistrées en 1963 renaissent de leurs cendres et donnent lieu à Both Directions at Once : The Lost Album, sorti le 29 juin sur le label Impulse. Un événement.

Il y a toujours une émotion particulière à entrer dans l’univers coltranien, une espèce de choc thermique aux mille vertus. La découverte d’un album inédit, issu de bandes retrouvées cinquante-cinq ans après leur enregistrement, accroît encore cette émotion. Son écoute procure une sensation presque surnaturelle : l’impondérable soudain à portée d’ouïe. Ou l’irruption d’un temps historique que nous n’aurions pas dû connaître.
Les mots de Sonny Rollins, autre géant du saxophone avec qui Coltrane enregistra le célèbre Tenor Madness en 1956 (Prestige), ne sont pas trop forts : « C’est comme découvrir une nouvelle chambre dans la grande pyramide de Gizeh. » On en est là. Voici l’histoire, ou du moins ce que l’on en sait.
Le 6 mars 1963, John Coltrane et
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