[POLITIS 30 ANS] 14 juillet 2011 : quand le marché affame

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L e monde a de plus en plus faim », alerte le dossier de notre édition du 14 juillet 2011. L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) estime alors à près d’un milliard le nombre de « personnes [qui] souffrent de la faim », et des millions d’autres sont susceptibles de rejoindre leurs rangs.

En cause, des conflits et des changements climatiques. Mais cette « crise alimentaire mondiale » s’explique aussi par les « effets dévastateurs d’une libéralisation des marchés de l’agriculture mondiale ». Politis insiste sur le refus des grandes puissances d’encourager et de soutenir les politiques agricoles des pays en développement.

Réunies quelques jours auparavant dans un G20 agricole sous l’impulsion de la France, elles ont préféré « favoriser les intérêts des entreprises agro-industrielles et des acteurs financiers », refusé de « revoir les réglementations sur les agrocarburants » ou de « réguler la spéculation forcenée sur les marchés des matières premières agricoles ». « Il est urgent de changer de cap », écrivait Thierry Brun. Le constat est toujours actuel.

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