Un capitalisme crépusculaire

Malgré le battage autour des start-up, le rythme des créations d’entreprises n’a cessé de diminuer depuis les années 1990.

Selon les prophètes du numérique, une « disruption technologique » sans précédent serait en train de chambouler le capitalisme. Mais les études récentes les plus sérieuses donnent à voir un paysage moins flamboyant. Malgré un taux de profit élevé, les entreprises, plutôt que d’investir, distribuent des dividendes ou rachètent leurs actions pour faire monter les cours. Depuis 2000, l’investissement net ne représente plus que 10 % des profits contre 20 % au cours des années 1960 à 2000 (1). Les chercheurs – qui n’ont rien de marxiste – expliquent ce recul par deux facteurs : la concentration du capital et le court-termisme des actionnaires.

Il reste 74% de l'article à lire.

   Pour lire la suite de cet article, identifiez-vous ou créez un compte :

Article réservé

Pour lire cet article :

Je choisis un pack
Achetez un pack de crédits
pour accéder à cet article.
Consultez nos offres d’abonnement,
à partir de 8€/mois.
Déjà abonné(e) ?
Identifiez-vous.

Vous pouvez aussi acheter le journal contenant cet article ici

Haut de page

Voir aussi

Articles récents