Nicolas Hulot : La fin d’une illusion

Flot de réactions politiques après la démission surprise du ministre de la Transition écologique.

L e départ de Nicolas Hulot est la conséquence de l’absence de politique écologique de ce gouvernement », a commenté à chaud Yannick Jadot, chef de file d’EELV aux élections européennes, qui voit dans ce départ « la fin d’une illusion » et « une mauvaise nouvelle pour l’écologie ». « La démission de Nicolas Hulot fonctionne comme un vote de censure contre Macron », a réagi dans un tweet Jean-Luc Mélenchon, qui y voit une confirmation de son discours aux Amfis d’été, le 24 août. Notamment le fait que « l’urgence climatique n’est pas compatible avec le modèle du productivisme et du libre-échange que poursuit Macron », a renchéri le député LFI Adrien Quatennens sur BFMTV. Elle « démystifie la grande mascarade du “en même temps”, a estimé Ian Brossat, chef de file du PCF aux européennes. On ne peut pas s’écraser servilement devant les lobbys et en même temps défendre l’environnement ». Tandis que Benoît Hamon y voit « un appel au réveil des consciences global pour engager la transformation de notre modèle de développement. Changer nos modes de production et de consommation, notre rapport au travail et notre relation au vivant, c’est cela la transition écologique ».

À noter aussi, à droite, la réaction isolée d’Alain Juppé : dans un tweet, le maire de Bordeaux, ex-mentor d’Édouard Philippe s’est dit « impressionné par [la] hauteur de vue et la noblesse de [la] démarche » de Nicolas Hulot, et « espère qu’au-delà du buzz politique inévitable, cette décision nous incitera tous à réfléchir et à changer ».

Les ONG ont aussi été nombreuses à réagir, à l’instar de la Fondation pour la nature et l’homme : « La démission de Nicolas Hulot met Emmanuel Macron au pied du mur », note-t-elle dans un communiqué qui dresse ce que devrait être la feuille de route écologiste du gouvernement. Contacté par Politis, Charlotte Mijeon (Sortir du nucléaire) retient qu’« après avoir avalé tant de couleuvres, Nicolas Hulot, en démissionnant, dénonce la présence des lobbys ainsi que l’aveuglement du gouvernement sur le nucléaire, “cette folie inutile, économiquement, techniquement”. Il était plus que temps de le reconnaître ! En tout cas, le voilà désormais libre d’assumer ses convictions, notamment sur Cigéo, à Bure ! »

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