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Tu réinvites le raciste dans ton émission en sachant qu’il va encore dire des ignominies.

Et donc : le raciste a encore fait un livre abject. Et toi, évidemment, tu l’as encore invité dans ton émission. Tu sais qu’il est raciste : tout le monde le sait. Tout le monde en parle, à chaque fois qu’il descend d’un nouveau degré dans l’abjection. C’est peut-être même, qui sait, pour ça que tu l’invites : parce que tu sais qu’il va proférer des atrocités et que ça fera parler de ton émission (1).

Donc, j’y insiste, parce que ça dit beaucoup de toi : tu réinvites encore le raciste, en sachant parfaitement qu’il va encore dire des ignominies – c’est booon ça, coco, ça va te doper le buzz pis que si tu recrutais parmi la gauche médiasceptique. (Je me prends à supputer que, si tu avais vécu ta vie de divertisseur dans la première partie du siècle dernier, t’aurais pas rechigné à traiter le si corrosif M. Doriot.)

Et bien sûr, le raciste a fait dans ton émission ce qu’il fait toujours – ce pour quoi tes pair·e·s et toi le conviez, je soupçonne, si régulièrement : il a touillé de la haine. Et toi, tu l’as laissé faire. Tu l’as laissé dire. Enlarge your audience !

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