Véronique de Viguerie, une vie en bataille

Récompensée par le prestigieux Visa d’or à Perpignan, la photoreporter couvre les guerres et les zones de tension depuis quinze ans. Animée du désir de montrer « ce qui a besoin d’être vu ».

Jean-Claude Renard  • 10 octobre 2018 abonné·es
Véronique de Viguerie, une vie en bataille
© photo : Benoît Pailley

Un an. C’est le temps qu’il a fallu à Véronique de Viguerie pour entrer au Yémen et rendre compte des tensions qui existent depuis trois ans entre les loyalistes, soutenus par l’Arabie saoudite, et les rebelles houthistes, soutenus par l’Iran. Parce qu’un visa est nécessaire pour entrer au sud du Yémen et un autre pour accéder au nord, outre une autorisation de voler accordée selon le bon vouloir de l’Arabie saoudite, qui contrôle l’espace aérien de l’ensemble du pays. Sur place, les journalistes sont empêchés de se déplacer, contraints aux stratégies de contournement pour faire leur travail.

Accompagnée de sa complice rédactrice Manon Quérouil-Bruneel, Véronique de Viguerie arrive à Aden avec l’intention, grâce à un fixeur, de gagner Sanaa, au nord, où s’abattent les bombardements de la colère saoudienne sur des

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Médias
Temps de lecture : 9 minutes