Vincent Cordebard : Regarder l’irregardable
À Chaumont, les Ateliers Tisza consacrent une rétrospective à Vincent Cordebard. Une œuvre subversive, hantée par la monstruosité du monde.
dans l’hebdo N° 1523 Acheter ce numéro

Des photographies récupérées au hasard des brocanteurs, des décharges publiques et des dons. Portraits et photos de famille. Qui devant un perron, qui dans un jardin, à la ville ou à la campagne, au bord d’un lac. Photos de mariage aussi, de mouflets, de défunts aux yeux clos, des natures mortes, des motifs floraux énigmatiques. Des images originales, le plus souvent en noir et blanc, qui vont dérouiller. Parce que rien ne plaît tant à Vincent Cordebard (né en 1947) que de détourner ces images, d’exacerber leur intention.
Et de jongler avec les collages, les griffures, les traits entrelacés évoquant des barbelés, scarifications et macules, les travaux de surcharge, d’abuser