Pour la démocratie, limiter les hauts revenus

Pour allier égalité et transition écologique, il faudra limiter les surconsommations des riches.

Malgré les tentatives du gouvernement et des médias affidés de réduire le mouvement des gilets jaunes à « une foule haineuse », raciste, antisémite et homophobe, et par-delà l’équivoque et la pluralité de ce mouvement, la justice sociale et la démocratie restent ses deux grandes aspirations. La détermination des gilets jaunes à maintenir ces aspirations au cœur de leurs revendications montre qu’ils ont saisi la relation intime entre égalité et démocratie. Emmanuel Macron a rappelé dans ses vœux qu’on ne peut pas avoir simultanément une baisse des impôts et une augmentation des dépenses publiques, ou encore qu’on ne peut prétendre gagner plus sans le goût de l’effort. Le cadrage du grand débat national est du même tonneau. Si vous voulez baisser les impôts, il faudra renoncer à des services publics. Si vous voulez baisser les inégalités, il faudra faire des heures supplémentaires défiscalisées ou encore accepter toutes les offres de Pôle emploi. Mais n’y a-t-il que cela ?

Quatre décennies de néolibéralisme ont accru de manière vertigineuse les inégalités économiques, qui se déploient par trois canaux. Le premier est la transformation de la répartition primaire de la richesse économique, la fameuse valeur ajoutée, en faveur du capital et en défaveur de la part salariale.

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