Dossier : La finance peut-elle sauver la planète ? (Oui, si on la force)

La finance solidaire à la rescousse

Face à l’inaction gouvernementale, des projets citoyens pour favoriser la transition fleurissent. Des plateformes de financement et des entreprises solidaires permettent d’investir.

Une maison intergénérationnelle à La Rochelle, des énergies renouvelables gérées par les citoyens à Belfort, des soins gratuits au Sénégal, une confiture à base de fruits invendus pour lutter contre le gaspillage alimentaire… Tous ces projets n’auraient pu voir le jour sans la finance solidaire. Le principe est simple : il suffit de réaliser un placement d’épargne solidaire auprès de sa banque, de souscrire des parts du capital d’une entreprise solidaire ou d’abonder un fonds solidaire via sa propre entreprise. Pour l’association Finansol, qui promeut cette finance alternative depuis 1995, sont considérés comme solidaires les projets favorisant « l’accès à l’emploi et au logement pour les personnes en difficulté, la création d’activités écologiques ou l’entreprenariat dans les pays en développement ».

Dans un contexte de mobilisations pour l’environnement, et face à l’inaction gouvernementale, les porteurs de projets de production d’énergie renouvelable sont nombreux à se tourner vers la finance solidaire. D’après l’entreprise Énergie partagée, créée en 2011 pour accompagner ces projets citoyens, les Français auraient la capacité de financer la transition énergétique avec leur épargne. En effet, pour financer cette transition, il aurait manqué à la France entre 10 et 30 milliards d’euros en 2018, d’après un rapport remis à François de Rugy et Bruno Le Maire (1). Or l’Observatoire de l’épargne réglementée de la Banque de France a annoncé, fin 2017, que le patrimoine financier des Français, comprenant les assurances vie et l’épargne réglementée (livret A, PEL…), avait dépassé les 5 000 milliards d’euros.

« Aujourd’hui, nous avons plus de 5 200 actionnaires, se félicite Énergie partagée. Au début, c’était un cercle de militants, mais il s’élargit à des personnes qui ne sont pas forcément engagées. » Sur 270 projets déjà aidés dans toute la France, au moins la moitié le sont avec des capitaux provenant de citoyens. Par exemple, l’an dernier à Paris, s’est montée EnerCit’IF, la première coopérative citoyenne d’énergies renouvelables, parrainée par le climatologue Jean Jouzel. Son but est de permettre l’installation de 15 à 20 centrales photovoltaïques sur les toits des bâtiments publics parisiens d’ici à 2020, pour alimenter 500 à 600 foyers en électricité.

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