« Principe d’innovation » contre principe de précaution

Le lobby des industries les plus sales combat pied à pied toute norme environnementale plus stricte.

Les industries à hauts risques sanitaires et environnementaux espèrent contourner des réglementations européennes déjà complaisantes en faisant entrer dans les textes un « principe d’innovation ». L’European Risk Forum (ERF), lobby pour les industries les plus sales, combat pied à pied toutes les tentatives de la Commission européenne et surtout du Parlement pour instaurer des normes environnementales plus strictes. Une de ses dernières trouvailles est le « principe d’innovation », qui stipule qu’« à chaque fois qu’une législation est considérée, son impact sur l’innovation devrait être évalué et la question être abordée (1) ». Traduction du jargon bruxellois : si l’innovation en question permet d’accroître les profits des firmes européennes et participe à la compétitivité de la zone euro, l’Europe doit accepter de restreindre ses prétentions sanitaires et environnementales au profit de l’« innovation ».

Les secteurs « de la chimie, de la “nouvelle nourriture”, des pesticides, des “nanoproduits” et de la pharmacie, entre autres », sont au front pour faire autoriser OGM, nouveaux poisons, viande « cellulaire » et nanotechnologies. Ce « principe » n’a pourtant pas de fondement légal : il n’a pas été voté au Parlement, il n’y a pas eu de débat démocratique à son propos.

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