Le barrage et les digues

M. Macron et ses affidé·e·s usent depuis deux ans d’une brutalité qui devient très (très) inquiétante.

À un moment donné, il va quand même falloir qu’on additionne quelques faits – pris, par exemple, parmi ceux dont nous nous parlons ici depuis bientôt deux ans, et donc depuis l’installation dans l’Élysée de M. Macron, qui ne fut pas mis là sur sa bonne mine, mais bien parce que c’était lui ou la Pen. Et qu’on fasse un petit point sur ce que vaut désormais cette forte motivation. Précision, en passant (mais qui me tient assez à cœur) : j’en ai un peu ras le couvercle des surplombants qui, depuis lors, se plaisent à ridiculiser celles et ceux qui ont voulu, par cette élection, faire barrage au Front national (FN, devenu depuis le RN), et qu’il est de bon ton, désormais, dans certains recoins ombreux du camp progressiste, de moquer – en les appelant par exemple des « castors ». Car non, décidément : tout ne se vaut pas.

Et oui, décidément, l’extrême droite, telle qu’elle s’incarne par exemple dans le RN, est infiniment plus dangereuse encore que ne l’est le parti macroniste. (De sorte qu’il est, dans le meilleur des cas, irresponsable, en même temps que profondément révélateur d’un manque désolant de réelle considération pour les périls auxquels l’exposerait une victoire électorale du chauvinisme radical, de suggérer au « peuple », au nom de qui tant de profs de maintien prétendent aujourd’hui parler, que rien, au fond, ne différencierait ces deux formations.)

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