Avignon off : Courbet côté jardin

Dans L’Origine du monde (46 × 55), Nicolas Heredia se livre à une vraie-fausse conférence sur la valeur de l’art et de la vie.

Dans le off du Festival d’Avignon, le bruit court que Nicolas Heredia a trouvé une astuce pour éviter de ruiner en location de salle sa compagnie La Vaste Entreprise, installée à Montpellier, avec laquelle il développe depuis 2007 des spectacles hors des formats connus. Bien que programmé par La Manufacture, l’artiste aurait réduit considérablement le coût de sa venue avec L’Origine du monde (46×55). Information véridique ou délire de festivaliers frappés par la chaleur ? D’emblée, l’« aventure potentielle », sous-titre de la pièce, est placée sous le signe de la curiosité. De l’atypique.

La rumeur était fondée. C’est dans un lieu inhabituel que nous reçoit l’auteur : dans le jardin du musée Angladon, où il a installé une estrade ainsi qu’un tableau avec écran encastré. Une panoplie de conférencier nomade, se dit-on en s’installant sous les brumisateurs qui rafraîchissent les gradins en bois installés pour l’occasion. Mais voilà que Nicolas Heredia se lance dans le récit d’un jour de brocante. Un jour de chance, où en plus de cadrans d’horloge et d’une coque de téléphone, le chineur un brin compulsif dégote l’objet central de la pièce : une reproduction de la célèbre toile de Gustave Courbet.

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