Ça va faire krach ?

La course folle des Bourses mondiales se poursuit, malgré les nombreux signaux prévenant de l’imminence d’une nouvelle crise, plongeant les banques centrales dans un doute existentiel.

L’économie mondiale est entrée en territoire inconnu, avançant à tâtons, en terrain miné. La politique monétaire « ultra-accommodante » destinée à panser les plaies de la crise financière de 2008 a paradoxalement contribué à recréer les conditions d’un nouveau choc de grande ampleur.

Les banques, échaudées par la crise et réticentes à investir dans l’économie réelle, ont en effet bénéficié d’une aide sans commune mesure de la part des banques centrales – le « quantitative easing », programme de rachat de dettes destiné à alléger le bilan des grandes banques. Sauf que cet argent a été largement joué en Bourse, alimentant au passage des bulles spéculatives. Les Bourses mondiales ont donc été artificiellement regonflées comme des ballons de baudruche (1). Et la folie boursière a atteint de tels niveaux aujourd’hui que tout le monde scrute l’étincelle qui déclenchera le nouveau coup de grisou sur la finance mondiale et fera éclater lesdites bulles. La question n’est donc plus de savoir si une crise arrivera, mais quand se produira la « correction » et quelle sera son ampleur.

© Politis

Les signes d’inquiétude ne manquent pas. La récession mondiale guette, notamment à cause des guerres commerciales entre la Chine et les États-Unis et du Brexit. L’Argentine est au bord d’un nouveau défaut de remboursement de sa dette, comme en 2001, et son peuple essuie 55 % d’inflation en un an (2).

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