« Les Misérables », de Ladj Ly : La révolte des « no future »

Dans Les Misérables, Ladj Ly met en scène la vie quotidienne dans la cité des Bosquets, à Montfermeil, territoire d’âpreté, de violence et d’enfances.

Pourquoi Les Misérables, le premier long métrage de fiction de Ladj Ly, donne-t-il l’impression que la banlieue n’a jamais été vue ainsi ? Première raison : le réalisateur, qui a grandi dans la cité des Bosquets à Montfermeil, en Seine-Saint-Denis, où se déroule l’action, connaît ces quartiers comme sa poche. Seconde raison, la plus déterminante : il n’a pas de lecture idéologique a priori. C’est trop souvent le cas chez des cinéastes qui pourtant s’en défendent, revendiquent au contraire une forme de pragmatisme sans se rendre compte qu’ils ont intégré tous les poncifs – exemple : « L’islam est le poison de la banlieue. »

Ladj Ly s’abstient de juger ses personnages, quels qu’ils soient, y compris les policiers. Chacun est plongé dans un univers chaotique avec ce qu’il est, ses qualités et ses limites, ce en quoi il croit ou non. Mais tous en font partie. Tous sont des « misérables »,

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