Retraites : L’exécutif se débat plus qu’il ne débat

Face à la mobilisation annoncée contre sa réforme des retraites, le gouvernement, dos au mur, a recours à de vieilles ficelles pour discréditer le mouvement social.

Un exécutif fébrile, une majorité inquiète. À quelques jours de l’échéance du 5 décembre et d’une mobilisation vraisemblablement massive et durable, Emmanuel Macron et son gouvernement sont sur le pied de guerre. Autant pour tenter d’enrayer les départs de feu catégoriels, de monter l’opinion contre les futurs grévistes, que pour défendre « les principes intangibles » et l’objectif de leur réforme des retraites. Sans grand succès pour l’instant. Mais également pour resserrer les rangs des troupes macroniennes désorientées par des annonces contradictoires sur les modalités de celle-ci.

Sur le front syndical, Édouard Philippe a enchaîné en début de semaine les entretiens avec les partenaires sociaux. Sans croire à un possible compromis avant le 5 décembre, ces rendez-vous de Matignon, très médiatisés, étaient essentiellement destinés à imposer dans l’opinion l’idée que le gouvernement était toujours à l’écoute des syndicats. Et qu’une grève dans cette phase de « concertation » ouverte depuis septembre et jusqu’à la mi-décembre ne se justifie pas.

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