Droit d’inventaire du « capitalisme prédateur »

Le journaliste Laurent Mauduit dresse un bilan de quarante ans de privatisations, comme un appel au sursaut.

Cela a commencé par les banques, les assurances et les joyaux de l’industrie, avant les grands réseaux (télécommunications, énergie, poste et transports) et les services publics. Désormais, le mouvement s’immisce dans le moindre recoin de l’action publique, à coups d’« antiphrases », de « mensonges dissimulés » et « d’euphémismes », comme un assaut d’hypocrisie qui rase pourtant tout sur son passage.

Laurent Mauduit, journaliste et cofondateur de Mediapart, dresse dans Prédations. Histoire des privatisations des biens publics l’inventaire de quatre décennies de travail de sape, tout en puisant dans l’histoire économique plus ancienne la genèse de ce « virus néolibéral ». Exemples nombreux à l’appui, il décrit comment les trésors industriels sont systématiquement bradés – « bilan que personne n’a jamais dressé » – et décrypte la connivence entre la haute fonction publique et les banques d’affaires. Un « festin » au cours duquel « l’État s’est considérablement affaibli », écrit-il.

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