« Violences », de Léa Drouet : Exil et chuchotements

Dans Violences, Léa Drouet évoque les tragédies de notre époque avec un subtil langage minimaliste.

Pour Léa Drouet, la scène de théâtre est un espace où inventer des langages pour montrer autrement les tragédies contemporaines. C’est un lieu où les sciences humaines prennent voix et corps à grande distance des idées reçues. Dans Mais dans les lieux du péril croît aussi ce qui sauve (2016), par exemple, elle partage sa récolte de paroles de skateurs, qui disent leur rapport à la blessure et au risque. Elle y questionne aussi la notion de groupe, qu’elle continue d’explorer dans Boundary Games (2018), où la crise des flux migratoires en Europe prend la forme d’une chorégraphie pour six interprètes manipulant des objets rectangulaires.

Créé en septembre dans le cadre du festival Actoral à Marseille, Violences poursuit cette recherche sur les déplacements forcés. Avec la collaboration de la philosophe et dramaturge Camille Louis, Léa Drouet y construit un vocabulaire minimaliste où objets et gestes se mêlent aux mots pour déplacer notre regard. Elle appelle à la naissance d’un témoin nouveau.

Il reste 74% de l'article à lire.

   Pour lire la suite de cet article, identifiez-vous ou créez un compte :

Article réservé

Pour lire cet article :

Consultez nos offres d’abonnement,
à partir de 8€/mois.
Déjà abonné(e) ?
Identifiez-vous.

Vous pouvez aussi acheter le journal contenant cet article ici

Haut de page

Voir aussi

Depuis 2018, on « revient à l’école de l’ordre, plus verticale »

Société accès libre
par ,

 lire   partager

Articles récents

Souhaitez-vous recevoir les notifications de la rédaction de Politis ?

Ces notfications peuvent être facilement desactivées par la suite dans votre navigateur.