Dossier : Fukushima : Les 10 ans qui ont plombé le nucléaire

Fukushima, le chantier sans fin

Défi technique monstrueux, le démantèlement de la centrale japonaise ravagée pourrait se prolonger jusqu’en 2050.

Le 11 mars 2011, une gigantesque vague de tsunami frappe la côte nord-est du Japon, mettant hors service le système de refroidissement des trois réacteurs alors en fonctionnement, sur les six que compte la centrale de Fukushima. Le combustible d’uranium (cœur) commence à fondre. L’hydrogène qui s’en dégage explose. Les bâtiments éventrés laissent s’échapper des panaches radioactifs. La population est évacuée dans un rayon de vingt kilomètres. Les terres en sont contaminées pour des décennies.

Le site de la centrale est devenu une fourmilière où s’activent 8 000 personnes, employées au démantèlement d’un enchevêtrement de matériaux radioactifs. L’exploitant de la centrale, Tepco, a été nationalisé, insolvable face au coût de cet incommensurable chantier : jusqu’à 200 milliards d’euros estimés. Pour une fin envisagée vers 2050.

Aujourd’hui, c’est encore l’eau qui accable les forçats de Fukushima. Pluie, nappe phréatique, arrosage des réacteurs qui chaufferont encore pendant des décennies, l’eau lessive les installations éventrées, se charge en radioactivité, s’infiltre et circule.

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