Union : Gauches et écolos sous pression

Dans la perspective de 2022, les élections régionales des 13 et 20 juin font office de galop d’essai. Et l’exigence populaire d’y voir les gauches et les écologistes se rassembler se fait pressante.

Nadia Sweeny  • 24 mars 2021
Partager :
Union : Gauches et écolos sous pression
© Crédits : Anto Fredric, Nick Fewings, Jon Tyson, Hannes Egler, xavi-cabrera/Unsplash

Les gauches françaises et les écologistes ont le devoir de ne pas manquer le rendez-vous de 2022. Avec un Rassemblement national susceptible d’accéder au pouvoir, une digue républicaine craquelée, une politique macroniste dévastatrice au niveau tant social qu’écologique et sociétal, sans parler de la crise sanitaire dont les répercussions s’annoncent dramatiques, les enjeux sont immenses. Dès lors, rien ne justifie les querelles de boutiques et les chicayas génératrices de divisions stériles et d’impuissance.

Sur ce chemin, les élections régionales des 13 et 20 juin font office de galop d’essai. Non seulement parce que le nouvel agencement territorial nationalise les débats de ce scrutin intermédiaire, mais aussi parce que cette échéance électorale intervient à quelques mois de la présidentielle et des législatives. En manque cruel d’assise territoriale, La République en marche, consciente qu’un échec cuisant hypothéquerait l’avenir de son champion, n’a pas renoncé à repousser ce scrutin après les élections nationales en prétextant des raisons sanitaires. Alors que cette éventualité est refusée par dix présidents de région, de droite et de gauche, dans une tribune publiée dans Le Figaro (21 mars), ces élections sont plus que jamais perçues comme un espace d’expression démocratique. L’exigence populaire d’y voir les gauches et les écologistes se rassembler se fait pressante. Singulièrement dans les régions où, en raison du poids de l’extrême droite, ni les uns ni les autres n’ont de chance d’être présents au second tour sans unité au premier. Cette aspiration, si souvent déçue, peut entrevoir l’accord conclu dans les Hauts-de-France comme une petite lumière au bout du tunnel…

Politique
Temps de lecture : 1 minute
Soutenez Politis, faites un don.

Chaque jour, Politis donne une voix à celles et ceux qui ne l’ont pas, pour favoriser des prises de conscience politiques et le débat d’idées, par ses enquêtes, reportages et analyses. Parce que chez Politis, on pense que l’émancipation de chacun·e et la vitalité de notre démocratie dépendent (aussi) d’une information libre et indépendante.

Faire Un Don

Pour aller plus loin…

Procès RN : le compte à rebours est lancé pour Marine Le Pen
Récit 11 février 2026 abonné·es

Procès RN : le compte à rebours est lancé pour Marine Le Pen

Le procès en appel des assistants parlementaires du RN s’est achevé ce mercredi 11 février à Paris, après les dernières plaidoiries de la défense. La cour a mis sa décision en délibéré, attendue d’ici juillet, avec l’inéligibilité de Marine Le Pen en ligne de mire.
Par Maxime Sirvins
Procès du RN : pourquoi Bardella n’en a pas fini avec les Le Pen
Parti pris 11 février 2026

Procès du RN : pourquoi Bardella n’en a pas fini avec les Le Pen

À l’approche du verdict dans le procès de Marine Le Pen et du RN, c’est bien plus qu’une décision judiciaire qui se profile. Selon qu’il fragilise ou renforce la figure centrale du RN, le jugement pourrait accélérer une transition générationnelle. L’issue du procès s’annonce comme un moment charnière pour l’extrême droite française.
Par Pierre Jacquemain
Fin de l’ère Le Pen ? Trois spécialistes de l’extrême droite décryptent l’hypothèse Bardella
Idées 11 février 2026 abonné·es

Fin de l’ère Le Pen ? Trois spécialistes de l’extrême droite décryptent l’hypothèse Bardella

La fin du procès des assistants parlementaires européens du RN laisse de plus en plus se dessiner le scénario d’une présidentielle sans Marine Le Pen. Mais pour l’instant, le parti prépare davantage un remplacement qu’un changement.
Par Maxime Sirvins
À Évry, les socialistes se déchirent sur l’alliance avec l’insoumise Farida Amrani
Municipales 11 février 2026 abonné·es

À Évry, les socialistes se déchirent sur l’alliance avec l’insoumise Farida Amrani

Les socialistes locaux ont décidé de soutenir la députée et candidate à Évry-Courcouronnes. La direction nationale du parti et la fédération de l’Essonne contestent cette prise de position et accusent le responsable socialiste de la section locale de ne pas respecter les statuts de sa propre formation.
Par Lucas Sarafian