Caroline Janvier : « Les gens qui connaissent le sujet sont pour la légalisation du cannabis »

La députée LREM Caroline Janvier, coautrice d’un rapport parlementaire, pousse au débat pour 2022.

Nous avons souvent, dans Politis, documenté l’impasse de la prohibition des drogues, en particulier du cannabis. La France, l’un des pays les plus répressifs d’Europe, compte aussi le plus grand nombre de consommateurs. Ces dernières semaines, Gérald Darmanin et Emmanuel Macron sont apparus comme les champions de la démagogie des coups de menton et du tout-répressif en la matière, au contraire de plus de cinquante États, dont la moitié aux États-Unis. Le rapport d’une mission parlementaire de députés de la majorité (1) fait à nouveau le constat du coût démesuré et de « l’échec de la politique répressive » à l’œuvre depuis 1970. Après les prises de position en ce sens de maires de grandes villes (de droite), une partie de la Macronie semble aujourd’hui évoluer sur ce sujet, tout comme une nette majorité de Français. Députée du Loiret (LREM) et rapporteuse thématique de ce document très fouillé, Caroline -Janvier revient sur l’analyse qui y est proposée et l’origine de ses positions.

Vous exprimez des positions assez audacieuses dans ce rapport – notamment au sein de la majorité – sur la légalisation du cannabis et l’échec de sa prohibition. Défendiez-vous ces positions depuis longtemps, ou bien est-ce en travaillant sur le sujet que vous avez évolué ?

Caroline Janvier : Je me suis toujours exprimée en faveur d’une légalisation encadrée du cannabis, notamment lorsqu’on m’a posé la question en tant que députée il y a trois ou quatre ans déjà. J’avais donc acquis cette conviction-là depuis un certain temps. On peut dire qu’il y a aujourd’hui un consensus en faveur de la légalisation du cannabis parmi les gens qui connaissent le sujet et s’y intéressent. Aussi, la question qui se pose aujourd’hui est plutôt de savoir de quelle manière et avec quelles modalités cette légalisation devrait être mise en œuvre. Car il me semble qu’il y a un immense décalage entre la réalité et la classe politique. Un tabou, en somme.

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