Renaud, légende béton
La Philharmonie de Paris célèbre le chanteur français avec un matériau riche mais une tendance dommageable à l’hagiographie.
dans l’hebdo N° 1654 Acheter ce numéro

© Jules Peyron
Renaud n’est pas mort, malgré les rumeurs sur son état de santé dont nous abreuve la presse people depuis des années. Renaud n’est pas mort, mais a pourtant droit à une exposition retraçant sa vie et sa carrière musicale, à la Philharmonie de Paris. C’est dire si le chanteur est une icône. Des géants, on en compte bon nombre sur les clichés qui parcourent l’exposition. Desproges, Gainsbourg, Brassens, Coluche… Ses modèles, ses copains, tous morts, pas lui. « Une expo de son (mon) vivant – ou ce qu’il en reste – c’est franchement pas ordinaire, faut bien dire. » C’est par ces mots, et avec l’humour qui le caractérise, que le chanteur accueille les spectateurs venus le célébrer.
Consacrer une exposition à Renaud, l’un des plus grands chanteurs de l’Hexagone, c’est faire face à des choix cornéliens. Par quel bout prendre cette vie, cette œuvre ?