Infirmières scolaires, première ligne « oubliée »

La pandémie de covid-19 a mis en lumière la tension chez les personnels soignants de l’Éducation nationale, pourtant essentiels pour la prévention et dans l’accès aux soins des jeunes.

P as plus tard qu’aujourd’hui, une élève pleurait devant mon bureau. Mais j’ai dû la faire attendre car le téléphone ne cessait de sonner : on venait de recevoir les autotests dans mon lycée et je devais m’en occuper », raconte Gwenaëlle Durand. Cosecrétaire nationale du Syndicat national des infirmier·es éducateur·trices de santé (Snies-Unsa), elle exerce comme infirmière scolaire dans un lycée à Lyon. Depuis plus d’un an, les personnels soignants de l’Éducation nationale sont en première ligne dans leurs établissements pour gérer l’épidémie de covid-19. Une organisation qui se révèle difficile avec 7 700 agents (plus de 86 % de femmes) pour 32 000 établissements scolaires. Dans un récent rapport, la Cour des comptes estimait le taux d’encadrement à 1 300 élèves pour un·e infirmier·e scolaire en 2018.

« Par à-coups, on nous a demandé de prendre en charge des actions dues à cette crise. Puis finalement cela s’est normalisé », explique Saphia Guereschi, secrétaire générale du Syndicat national des infirmier·es conseiller·es de santé (Snics-FSU), le syndicat majoritaire. « Par exemple, on a demandé aux infirmières scolaires de pallier les difficultés du contact-tracing des agences régionales de santé au sein des établissements. S’il est normal que nous prenions part à ces actions, il n’y a pas eu de recrutement supplémentaire et nous sommes en surcharge de travail. » Son syndicat a mené une enquête auprès de plus de 1 000 agents : 75 % d’entre eux disent être en difficulté face à cette charge de travail.

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