Jac Berrocal : Beauté oblique

Le très remuant festival Sonic Protest accueille Jac Berrocal, indomptable aventurier sonore au long cours, qui joue ici en trio avec David Fenech et Vincent Epplay.

Jérôme Provençal  • 23 juin 2021 abonné·es
Jac Berrocal : Beauté oblique
Jac Berrocal et ses deux acolytes proposent sur scène un free-rock synthétique d’une grande densité atmosphérique.
© DR

Sans territoire fixe (surtout pas), distordant le jazz, débordant le rock, flirtant avec la chanson, tripotant la musique concrète ou tendant vers d’autres latitudes, loin, toujours plus loin, Jac Berrocal – trompettiste, chanteur, (dé)compositeur – évolue dans le paysage musical français avec une indéfectible liberté de mouvement depuis cinquante ans.

Ça ne se sait sans doute pas encore assez mais, pour reprendre le titre d’un de ses albums phares, la nuit est au courant. Oui, indocile, aventureuse, à l’affût et au bord de l’abandon, sa musique – comme celle de Léo Ferré, par exemple – appartient entièrement à la nuit, là où l’on boit la mélancolie jusqu’à la lie et où l’on ouvre grand son esprit à la poésie. Elle s’y déploie et y révèle tout son intense parfum d’absolu, riche de tant de sortilèges.

Éveillée durant l’enfance, la sensibilité musicale du dénommé Berrocal (et prénommé Jacques à sa

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Musique
Temps de lecture : 5 minutes