Régionales : L’espoir discret d’une dynamique nouvelle

Les alliances entre la gauche et EELV ont partout progressé. Elles sont en mesure de se maintenir dans toutes les régions, et même de battre les sortants de droite dans deux d’entre elles.

Le message de ce premier tour des régionales est en apparence un peu rude pour les partisans d’une large union de la gauche et d’Europe Écologie-Les Verts. L’attelage a été testé dans deux régions emblématiques du scrutin : les Hauts-de-France et Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca). En 2015, ces formations, parties en ordre dispersé, n’avaient pas fait mieux qu’une troisième place à l’issue d’un premier tour remporté par le Front national (aujourd’hui Rassemblement national, RN) avec plus de 40 % des voix. Pierre de Saintignon (PS, 18,1 %) et Christophe Castaner (alors PS, avec divers groupes de centre gauche, 16,6 %) s’étaient résignés à jeter l’éponge, favorisant le candidat de droite pour « faire barrage à l’extrême droite ».

Avec une symétrie frappante, Karima Delli (EELV, avec LFI, le PS et le PCF) dans les Hauts-de-France et Jean-Laurent Félizia (EELV, avec le PS et le PCF, mais sans LFI) en Paca arrivent à nouveau derrière le duo droite-RN, avec un pourcentage de voix quasiment identique à celui des listes de gauche pouvant se maintenir en 2015.

Avec des conséquences différentes cependant, mais uniquement dictées par la situation de l’extrême droite : Karima Delli se maintient, tant la région apparaît aujourd’hui hors de sa portée, quand Jean-Laurent Félizia a fini par jeter l’éponge, après avoir affirmé pendant quelques heures qu’il devait à son électorat de ne pas le frustrer par six nouvelles années de disette de l’opposition des écologistes et de la gauche sur les bancs de l’assemblée régionale. Louable, mais intenable : les sondages donnaient au RN Thierry Mariani une confortable victoire, évitable en cas d’un face-à-face avec Renaud Muselier (LR).

L’union (plus ou moins totale) de la gauche et d’EELV n’a donc pas provoqué de saut quantitatif dans les urnes. Pour le moins à ce stade et dans ces régions, où la déchéance des socialistes locaux, dans les années 2010, a durablement terni l’image de la gauche.

En Île-de-France, l’accord de fusion Bayou-Pulvar-Autain a été facilement trouvé.

Il faudra cependant attendre pour tirer un bilan plus complet : la liste Delli n’a peut-être pas encore tiré le bénéfice de l’impact psychologique du rassemblement, d’EELV à LFI, qui pourrait susciter un regain de participation lors du second tour, alors que, à défaut de menacer Xavier Bertrand, il est acquis qu’elle aura de nouveau des élus dans l’assemblée régionale.

Et dans d’autres régions tenues par la droite, bien que celle-ci ait partout bénéficié de la prime au sortant, la dynamique de rassemblement qui se dessine fait espérer un bon second tour, voire mieux.

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