Drôle de rendez-vous

Atmosphère particulière, palmarès au goût bizarre, compétition contrastée et plaisir du grand écran retrouvé : la 74e édition du Festival de Cannes reflète notre époque incertaine.

Samedi 17 juillet, s’est achevée une édition du Festival de Cannes, la soixante-quatorzième, bien particulière. Le covid-19 et sa quatrième vague n’ont peut-être pas occupé tous les esprits – même si les Alpes-Maritimes font partie des départements effectuant la course en tête en ce qui concerne le taux d’incidence du variant delta –, mais leurs conséquences ont été tangibles. Si les estivants se sont mêlés aux festivaliers dans les rues de la ville, mois de juillet oblige, ceux-ci étaient manifestement moins nombreux. On estime par exemple que, sur les 4 000 journalistes habituellement accrédités, la moitié seulement étaient présents, avec une réduction remarquée des effectifs issus des -continents -asiatique et sud-américain. Les salles peinaient à se remplir. D’autant qu’une nouvelle sélection, Cannes Première, a été ajoutée cette année, avec des cinéastes ayant déjà goûté à la compétition (Todd Haynes, Andrea Arnold, Ari Folman, Arnaud Desplechin, Hong Sang-soo…), rendant encore plus cornélienne la tâche du festivalier.

Le covid a aussi perturbé la venue de stars : le cas de Léa Seydoux a été archimédiatisé. De même, les responsables du festival, le directeur artistique Thierry Frémaux et le président Pierre Lescure, ont veillé à ce que le port du masque dans les salles soit respecté, avec un succès parfois mitigé, et à ce que les gestes barrières puissent être maintenus, grâce à une nouvelle organisation qui a plutôt bien fonctionné.

Autre effet de la pandémie, nombre d’œuvres sélectionnées étaient prêtes pour l’édition de l’an dernier. D’où une tonalité générale un peu décalée.

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