Une rentrée de tous les risques

Alors que le variant delta touche les jeunes davantage que les précédentes souches du coronavirus, le retour en classe inquiète enseignants et soignants. Le ministère a opté pour un protocole allégé.

Avec la pandémie de covid-19, les rentrées scolaires se suivent sans se ressembler. À l’approche de la date fatidique du 2 septembre, cette rentrée était source d’inquiétudes pour les personnels de l’Éducation comme pour les parents. Avec la nouvelle donne du variant delta, qui touche les jeunes davantage que les précédentes souches du coronavirus, « nous ne sommes pas dans le même contexte qu’en 2020, ni même qu’avant l’été », explique Guislaine David, porte-parole du Snuipp-FSU (1). Selon les modélisations de l’Institut Pasteur, à l’automne, 50 % des contaminations concerneront les enfants, notamment parce que les moins de 12 ans ne sont pas éligibles à la vaccination. « On le sait, c’est impossible qu’il n’y ait aucun cas de covid dans les écoles, estime Guislaine David. Il est donc important de prévenir cette situation pour protéger les élèves. »

En guise de réponse, le ministère de l’Éducation nationale a dévoilé, fin juillet, un protocole sanitaire à quatre niveaux. Un mois plus tard, le 21 août, le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, indiquait dans Le Journal du dimanche que la rentrée se ferait au niveau 2 de ce protocole, ce qui implique les cours en présentiel avec le masque obligatoire, sauf pour la maternelle. « C’est vraiment épuisant, cette communication, s’exaspère Linda*, qui enseigne en grande section de maternelle dans une école d’Île-de-France. On est obligé de lire la presse pour savoir comment se déroulera la rentrée. Depuis le début de la crise, je n’ai eu aucune information officielle de manière directe. Pourtant, le ministère a nos adresses mail puisqu’on reçoit régulièrement des vidéos de remerciement de sa part… »

Sur le fond, de nombreux acteurs estiment que ce niveau du protocole est insuffisant au regard du contexte sanitaire. « Il nous apparaît aujourd’hui impensable, pour la majorité des départements français, d’envisager une reprise au niveau 2 du protocole sanitaire, alors que le taux d’incidence chez les 0-19 ans est cinq fois supérieur à celui de la rentrée 2020 », écrivaient une trentaine de médecins et -d’enseignants dans une tribune publiée le 19 août dans Le Monde (2). Guislaine David, qui a par ailleurs signé ce texte, estime que ce protocole est « plus allégé que celui que nous avions à la fin de l’année scolaire ».

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