Une rentrée de tous les risques

Alors que le variant delta touche les jeunes davantage que les précédentes souches du coronavirus, le retour en classe inquiète enseignants et soignants. Le ministère a opté pour un protocole allégé.

Malika Butzbach  • 31 août 2021 abonné·es
Une rentrée de tous les risques
Selon l’Institut Pasteur, à l’automne, 50u2009% des contaminations concerneront les enfants, notamment parce que les moins de 12 ans ne sont pas éligibles à la vaccination.
© Myriam Tirler / Hans Lucas / Hans Lucas/AFP

Avec la pandémie de covid-19, les rentrées scolaires se suivent sans se ressembler. À l’approche de la date fatidique du 2 septembre, cette rentrée était source d’inquiétudes pour les personnels de l’Éducation comme pour les parents. Avec la nouvelle donne du variant delta, qui touche les jeunes davantage que les précédentes souches du coronavirus, « nous ne sommes pas dans le même contexte qu’en 2020, ni même qu’avant l’été », explique Guislaine David, porte-parole du Snuipp-FSU (1). Selon les modélisations de l’Institut Pasteur, à l’automne, 50 % des contaminations concerneront les enfants, notamment parce que les moins de 12 ans ne sont pas éligibles à la vaccination. « On le sait, c’est impossible qu’il n’y ait aucun cas de covid dans les écoles, estime Guislaine David. Il est donc important de prévenir cette situation pour protéger les élèves. »

En guise de réponse, le ministère de l’Éducation nationale a dévoilé, fin juillet, un protocole sanitaire à quatre niveaux. Un mois plus tard, le 21 août, le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, indiquait dans Le Journal du dimanche que la rentrée se ferait au niveau 2 de ce protocole, ce qui implique les cours en présentiel avec le masque obligatoire, sauf pour la maternelle. « C’est vraiment épuisant, cette communication, s’exaspère Linda*, qui enseigne en grande section de

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